Mme Colville

Mme Collville au bord de la rivière St-Jean-Baptiste

Mme Hazel Béatrice Kemp-Colville au barrage sur la rivière Mascouche

2xx-..Mme Colville. revueAprès avoir acquis le Domaine seigneurial en 1930 qui était dans un état peu enviable, Madame Hazel Kemp-Colville, celle qu’on appelait la millionnaire de Mascouche avait l’ambition de faire de ce domaine un lieu de villégiature. Elle  fait appel à l’architecte de renom Ernest Isbell Barot, pour restaurer à grands frais le manoir, en s’inspirant d’éléments architecturaux propres à la Bretagne et à la Normandie en plus d’y ajouter des jardins somptueux et une piscine.  En achetant ce manoir, qu’elle connaissait, elle réalisait un rêve de lui donner sa magnificence du passé.

Mme Colville  modifie l’aspect des bâtiments, installe l’électricité et fait disparaître les constructions en bois et aménage le terrain en jardin anglais.

   Mme Colville.1 Mlle Kemp fille de Sir Edward Kemp, est issue d’une famille anglophone bourgeoise aisée. Elle passera sa jeunesse à Montréal dans le « Golden square Mile » et côtoie des personnalités politiques, des sénateurs et même des ministres. À 22 ans elle épousera Francis Chattam Stephens et de cette union naîtrons deux enfants. En janvier 1920, après la mort de premier époux Mme Hazel Béatrice Kemp Stephens épousera en seconde noce un avocat de profession et vétéran de la guerre, M. Arthur Boucher-Colville. Et ce n’est qu’en 1929 que M. et Mme Colville se portent acquéreurs dans la municipalité de Mascouche, d’un grand domaine de 900 arpents comprenant une maison, une ferme et un moulin à scie. Anciennement ce domaine était seigneurial et appartenait aux frères Calixte et Uldaric Corbeil.

Le manoir seigneurial

Le manoir seigneurial  –  Tourelle et clocheton

   Le toit fut rehaussé de quelques pieds, recouvert de tuiles d’ardoise. On enleva le crépi sur les murs. Deux tours furent construites, l’une pour mettre en valeur la porte centrale, et l’autre au-dessus de la véranda vitrée. Puis on fit l’ajout de deux balcons et d’un clocheton.

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On y retrouvera 18 pièces au rez-de-chaussée et 9 à l’étage. La valeur de cette restauration réside dans son contexte architectural du mouvement anglais, visant un retour au mode traditionnel, ce qui était très répandu en Amérique du Nord.1.Duchesse etJeanetCharles

Devant l’imminence de l’invasion allemande,  au petit matin du 10 mai 1940, la famille grand-ducale quitte le Luxembourg. Le couple grand-ducal, la grande-duchesse mère Maria Anna, Jean, Marie-Gabrielle et Alix attendront à La Celle-Saint-Cloud, près de Paris, le retour des enfants princiers étudiants à Bruxelles.

Dès le 15 juin, la situation oblige la famille à s’installer au château de Montastruc, en Dordogne, sous la protection des autorités françaises. Une semaine plus tard, ils traversent l’Espagne et trouvent refuge au Portugal.

Le 15 juillet 1940, le croiseur Trenton, envoyé par le président Roosevelt, emmène le prince Félix et les enfants sur le continent américain tandis que la grande-duchesse Charlotte prend la direction de Londres. Étant dans l’obligation de respecter la neutralité américaine, la famille grand-ducale s’installe définitivement à Montréal, au Canada sur l’invitation de l’ancien premier ministre du Canada  Bennett qui leur trouva un endroit secret à Mascouche au manoir de Madame Hazel Kemp-Colville. Celle-ci étant sa grande amie, accepta avec plaisir, d’héberger la famille  grand-ducale.

Charles, Marie-Gabrielle, Élizabeth, Alix, Maire-Adélaïde et Jean

Charles,      Marie-Gabrielle,       Élizabeth,     Alix,       Marie-Adélaïde      et Jean

   Le Prince Charles sera scolarisé au collège des Jésuites à Québec. Son frère aîné Jean, se trouve au petit séminaire de Québec. Ses soeurs étudient au Collège Jésus-Marie. et ont pied à terre  auprès de la famille impériale autrichienne qui réside au Manoir de Repentigny à Mascouche dans le parfait secret.                                        

Manoir, mur et tourelle

Manoir, mur et tourelle

  À l’Est, la muraille de pierre déjà existante fut refaite et l’on construisit une tourelle et un second muret perpendiculaire servant à dissimuler la piscine.

Jardin de fleur

De l’autre côté du muret, un magnifique jardin entourait un bassin garni de fleurs aquatiques. À l’arrière, une longue terrasse bien dégagée longeait la rivière et conduisait à la serre adjacente au moulin.

On voit ici les deux tours du manoir

On voit ici les deux tours du manoir et la piscine

 La première piscine creusée à Mascouche.

Séraphin

La riche héritière Mayfair et son fils Léon

Les belles histoiresPlusieurs émissions du roman «Un homme et son péché» dans les Belles Histoires des Pays d’en Haut, écrites par Claude-Henri Grignon, furent tournées parfois à l’intérieur ou à l’extérieur du vieux manoir de Mascouche. Le romancier transportait les spectateurs au coeur des activités de la richissime Gladys Mayfair (Baby), personnage inspiré de la millionnaire Mme Colville comme on la surnommait à Mascouche.

Claude-Henri Grignon ayant créé un personnage plus vrai que nature il était parfois difficile de constater la différence entre la fiction et la réalité.

 

 

 

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